Rien de mieux pour goûter au dépaysement que de se faire un city trip le temps d’un week-end. Nous vous emmenons découvrir le charme écossais de sa capitale, Édimbourg. Autant vous dire de suite, la ville nous a totalement séduits !

Un week-end de libre mi-février ? Un cadeau d’anniversaire ? Des billets pour 70€ avec Ryanair au départ de Nantes ? Il ne nous en fallait pas plus. Nous voilà embarqués dans un avion pour le pays des kilts, du whisky et de James Bond  😎  Que faire à Édimbourg ? Que voir ? Où manger ? Quel pub choisir ? On vous donne quelques pistes !

rue edimbourg église écosse

Comment s’organise la ville d’Édimbourg ?

Édimbourg est la deuxième plus grande ville d’Écosse, après Glasgow. Comme d’autres villes de Grande-Bretagne, Édimbourg est très étendue. Elle est en réalité composée de plusieurs quartiers, du résidentiel Saughton jusqu’au port de Leith.

Tant que j’y pense, qui dit Grande-Bretagne dit prise électrique spécifique donc prenez un adaptateur 😉

La plupart des sites touristiques se concentre dans le centre ville qui se divise en deux espaces : la vieille ville, dominée par son château et la nouvelle ville après Princes street (et ses magasins !). La séparation s’opère grâce aux magnifiques jardins de Princes Street, anciens marécages et emplacement de la rivière Nor’Loch qui fut asséchée pour répondre aux besoins d’une population croissante.

Édimbourg est une capitale à taille humaine, tout se fait très bien à pied. Néanmoins, une ligne de tram traverse la ville, depuis l’aéroport jusqu’à York Place. Nous l’avons utilisée car nous logions loin du centre, à Saughton. Nous avons payé 98€ les 3 nuits en airbnb.

Le billet aller-retour de tram (toujours prendre les deux pour payer moins cher) coûte 3,7€ depuis Édimbourg même. Pour l’aller-retour depuis l’aéroport, il faudra compter 4,79€. Si vous souhaitez prendre le tram et les bus plusieurs fois dans la journée, il existe des forfaits jour (4,6€) ou jour et nuit à compter de 18h (4€).

victoria street edimbourg écosse rue

Se balader dans la vieille ville d’Édimbourg

Autant être honnête, avant ce voyage j’avais une image plutôt triste d’Édimbourg : du gris, de la pluie et du gris. Surprise ! Je me suis totalement trompée… Édimbourg est une ville pleine de couleurs et de charme. Un quartier pour vous convaincre ? Son cœur historique ! Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, la vieille ville a été restaurée, rénovée et nous plonge dans l’Histoire de la ville tout en nous maintenant dans une certaine contemporanéité. Assez dingue ! Ce quartier de 1,6 km² offre de multiples possibilités, nous vous proposons notre itinéraire sur les deux journées.

Premier jour dans la vieille ville d’Édimbourg

On arrive dans la vieille ville en passant devant l’imposant Assembly Hall qui nous met tout de suite dans l’ambiance. Puis on pénètre dans le quartier par l’une de ses rues animées et colorées. Honnêtement, tout est photogénique ici ! Nous avons descendu la rue George IV Bridge qui, en plus des nombreux pubs typiques, nous a fait pleinement prendre le pouls de la ville. Un arrêt s’impose devant la statut de ce cher Bobby, le chien le plus célèbre d’Écosse ! Vous avez peut-être déjà entendu l’histoire de ce skye terrier qui, après la mort de son maître en 1858, resta 14 ans à veiller sur sa tombe dans le cimetière Greyfriars. D’ailleurs, le cimetière est célèbre pour autre chose… J’y reviendrai ! 😀 

Au lieu de revenir sur vos pas, traversez le cimetière et remontez par la plus célèbre rue de la ville : Victoria Street. Quand je vous parlais de couleurs ! Une petite rue arc-en-ciel tant les façades des boutiques tranchent les unes des autres. Même en fin de journée et avec une petite pluie, le charme opère ! Ce qui est original c’est qu’on peut la monter et la descendre à deux niveaux : sur la route/trottoirs et en hauteur, sur les terrasses. En tout cas, on adhère carrément à cette touche de couleur !

Pour terminer, on a adoré redescendre vers la nouvelle ville par le North Bridge et admirer la ville de nuit !

edimbourg écosse pub vert

Deuxième jour dans la vieille ville d’Édimbourg

Notre passage dans la vieille ville fut plus court la deuxième journée. Nous avons descendu le fameux Royal Mile : l’artère qui relie le château au palais royal. Avec Victoria Street, il s’agit ici de la deuxième rue la plus célèbre de la capitale. Et on comprend pourquoi ! Je pense que la statue d’Adam Smith, le célèbre économiste, devant la cathédrale Saint-Gilles n’y est pas pour rien !

Ce qui est vraiment agréable c’est que le fond sonore nous met également dans l’ambiance, notamment grâce aux joueurs de cornemuse ! On a aussi beaucoup apprécié le Canongate Tolbooth, cette horloge suspendue qui accroche notre regard !

Au bout du Royal Mile, histoire de bien conclure, se dressent face à face le Parlement écossais (plutôt original, je dois dire) et le Palais de Holyrood. Ce dernier a servi de demeure aux rois et reines d’Écosse et c’est toujours le cas, lorsque la reine Élisabeth vient. Nous nous sommes contentés d’admirer le monument depuis la grille, l’entrée coûtant 14€ (argent aussi bien utile dans un pub ! ).

royal mile edimbourg écosse église

Profiter des musées d’Édimbourg

Édimbourg regorge de musées plus intéressants les uns que les autres mais 1. en un week-end il est difficile de tous les faire 2. il y a une sélection qui s’opère également par les prix. Cela va du… gratuit au plutôt cher (selon notre référentiel). Sachez toutefois que la majorité d’entre eux sont gratuits.

Le Musée national d’Écosse – de l’Histoire et des sciences

Ce musée présente plusieurs atouts :

– gratuit,

– dans la vieille ville donc facilement accessible,

– très beau,

ultra intéressant et interactif,

– offre (a priori) une superbe vue sur la ville.

Je reprends. Ouvert tous les jours de 10h à 17h, il est totalement gratuit. Nous avons donc profité d’une petite pluie et d’une lumière déclinante à 16h15 pour visiter ce musée. Comme vous pouvez le constater, nous n’avons pu bénéficier que de très peu de temps ! Évidemment, la terrasse était fermée. L’immersion commence par l’entrée dans cet incroyable atrium lumineux qui dessert de nombreuses salles. Trop nombreuses pour cette fin de journée…

Nous n’avons vu qu’une infime partie du musée, mais il y en a pour tout le monde, des plus petits aux plus grands. On a beaucoup aimé tout ce qui concernait les transformations en Écosse et l’arrivée de l’époque industrielle (une gigantesque locomotive !) mais on a surtout été fascinés par les salles plus scientifiques (un robot qui écrit notre prénom, l’évolution du téléphone, Dolly, un simulateur de vagues, etc.).

Si vous avez le temps, ne faites pas comme nous et respectez ce musée en y accordant au moins 1 semaine 😉

musée national ecosse edimbourg

The Real Mary King’s Close – la base

Découvrez la ruelle la plus célèbre d’Édimbourg ! Pour 18€ vous visitez avec un guide en tenue d’époque (et un audio-guide heureusement ! ) pendant une heure, le labyrinthe qu’est ce quartier autrefois habité. Cela paraît incroyable étant donné la profondeur mais, à l’époque, cette ruelle située sous le Royal Mile, recevaient davantage de lumière (mais pas beaucoup plus) et des centaines de personnes y vivaient. On découvre avec effroi les conditions de « vie » dans ces « maisons ». On en apprend plus sur la prolifération des maladies et notamment la peste noire (d’ailleurs, savez-vous pourquoi on parle de peste noire ? :-|). L’expérience est vraiment étonnante, c’est définitivement un incontournable de la ville ! Nous vous conseillons de réserver en avance votre heure de visite pour être garanti d’en profiter, les tours se faisant en petit groupe.

Camera Obscura et World of illusions : un peu de fun !

Il n’y a pas d’âge, ni de prix (enfin si, 18€), pour plonger tête la première dans le monde de l’illusion. Ce musée est vraiment pour toute la famille, il est interactif, ludique et surprenant ! Situé à côté du château, il présente des dizaines d’exemples d’illusion optique plus déroutantes les unes que les autres (on en parle du vortex ?). L’expérience est dingue, je vous laisse la découvrir ! On s’amuse, on teste, on tâtonne, on se dédouble, on se déforme, on se coupe la tête… on s’amuse quoi ! Au dernier étage vous avez la double cerise : une très belle vue sur la ville et le spectacle de la « camera obscura ». Je ne vous en dis pas trop mais en gros, vous vous baladez au dessus de la ville grâce à l’œil dont dispose le musée, la guide n’étant pas avare de petites anecdotes (quand on les comprend…). Sympa, mais ce n’est pas ce que nous retenons principalement du musée 🙂

vue église écosse édimbourg

Admirer la vue sur la ville d’Édimbourg

La ville est construite entre plusieurs collines volcaniques qui vous laissent le choix pour trouver le spot parfait de contemplation. Nous en avons privilégié deux.

Édimbourg depuis Arthur Seat

Au sud-ouest de la ville, se dresse le fameux Arthur Seat, cette colline légendaire. Il s’agirait d’une des probables localisations de Camelot, le château du Roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde.

L’ascension se fait plutôt bien (enfin, cela dépend si vous êtes moi :roll:), en 40 bonnes minutes, avec un rythme moyen, vous êtes au sommet. Et quel sommet ! Vous jouissez d’un panorama époustouflant sur la ville et ses alentours. Nous avons eu la chance d’avoir à la fois la brume au loin mais également les rayons du soleil. Le décor nous a enchanté, la preuve avec les nombreuses prises de vue du drone. Un incontournable de la ville, si vous avez 2h00 devant vous (et des baskets ! ).

Édimbourg depuis Calton Hill

Au nord-est, vous avez également cette possibilité, une ascension plus accessible. Nous avons terminé notre week-end par la découverte de ce lieu de nuit et ce fut tout autant magnifique ! La photo archi connue d’Édimbourg au loin avec en premier plan le Dugald Stewart Monument est d’ailleurs prise ici ! Le spot est parfait pour se poser devant la ville mais également pour se balader sur la colline, et notamment admirer le Calton Hill Monument.

edimbourg arthur seat écosse

Suivre un itinéraire “Harry Potter”

Édimbourg profite de sa qualité de berceau de l’un des héros les plus célèbres de la littérature : Harry Potter (avec le R qui coule comme chez les Écossais). La ville surfe donc sur la vague et vous propose des tours thématiques avec des guides déguisés en sorcier. Bon, nous n’avons pas cédé mais on a pu faire quelques étapes pendant notre week-end.

Nous avons voulu aller bruncher au fameux « Elephant House », « le birthplace » de notre ami Harry. En effet, J.K Rowling y a commencé à rédiger son œuvre littéraire. Finalement le lieu était blindé donc nous avons passé notre chemin mais il paraît que c’est un chouette pub, et que les toilettes sont sympas (je laisse planer le mystère – sachant que je ne sais pas vraiment de quoi je parle car je n’y suis pas allée 😎 ).

Le pub donne directement sur le cimetière Greyfriars dont je vous parlais précédemment. Ce lieu a un second intérêt, hormis Bobby le chien, puiqu’il a directement inspiré la tombe de Voldemort. Suivez les touristes, ils vous mèneront à la tombe de Thomas Riddel. Voldemort s’appelle d’ailleurs en réalité Tom Riddel…

Les fans d’Harry Potter vous en parleront mieux que moi mais le nombre de références dans la ville est assez impressionnant. Vous avez par exemple le Balmoral Hotel, où J. K a terminé l’écriture du dernier roman. Le prix est aussi sympa que le symbole !

Pour assumer votre “pottermania”, profitez d’une des boutiques HPThe Boy Wizard” afin de réaliser vos rêves les plus secrets (lancer un faux sort avec une baguette, entre autre). La plus grande que nous ayons vue était à Victoria Street. Certains disent que la rue aurait inspiré le fameux chemin de traverse…

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Manger et boire local

On termine par l’essentiel : se plonger dans la culture locale ! Ce n’est pas forcément chose aisée quand on voyage comme nous avec un budget restreint. En effet, tout est plus cher qu’en France et il nous a été impossible de manger pour moins de 10€ par personne.

On a été sérieux, on a testé du local : les british breakfasts du Brunch & Supper avec haricots, bacon ou encore le célèbre haggis. Heureusement, nous avons su après coup qu’il s’agissait de panse de brebis farcie… C’était délicieux ! J’ai tenté de me la jouer plus diet avec des pancakes saumon/avocat/quinoa/asperge/oeuf mais ce fut un échec complet ! 😉 Pour manger sur le pouce, nous avons également testé le Cafe Vivo, une adresse sympa sur le Royal Mile. 

Bon sinon, en termes de repas, on a également échoué à rester dans l’écossais et on a craqué pour un italien, Amarone (oui mais attendez, on était fatigués et c’était simple !), puis un délicieux indien, le Khukuri (oui mais attendez, on était fatigués et j’avais envie de riz !).

On a fait mieux, enfin Andy a fait mieux, pour ce qui est de la boisson ! Il a courageusement testé une bière, la Caledonia Best au The Royal Mile et un whisky (parce que c’est quand même national !), le Whisky Auchentoshan à The World’s End, un authentique pub !  Son avis : “la bière était bonne mais pas très forte en alcool et le whisky également mais plutôt cher par rapport à la contenance du verre servi (j’étais étonné, étant un amateur occasionnel)“. Dans sa volonté de contribuer à l’économie écossaise, il a d’ailleurs dépensé une fortune en whisky à l’aéroport ! Il a particulièrement apprécié pouvoir tester et approuver dès 9h30 du matin ! Pour ma part, je l’ai joué raisonnable avec une délicieuse limonade à la rose 😎

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Pour conclure sur notre week-end à Édimbourg, ces 2 jours ont été particulièrement riches. Nous avons bien sillonné la vieille ville mais également la ville plus moderne et avons adoré la manière dont ces deux univers s’imbriquent. C’est le charme d’Édimbourg : tout le monde cohabite dans un tout harmonieux et apaisant. Par ailleurs, il faut dire que vous avons eu beaucoup de chance sur la météo d’ailleurs. Il a fait doux, bien que venteux, pendant tout le séjour !

Nous avons pu respecter notre programme et se laisser le temps de découvrir les choses mais n’hésitez pas à rester une troisième journée. En effet, nous n’avons fait que peu de musée (impasse sur le musée d’art) et nous n’avons pas eu le temps de visiter un quartier qui avait l’air sympa : Dean Village. Serait-ce une l’excuse pour revenir et en profiter pour faire un road trip dans les Highlands ? Seul l’avenir nous le dira 😉

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