Je partage avec vous les étapes de mon circuit dans le nord de l’Afrique du Sud. Cet article va vous porter depuis sa plus grande ville, Johannesburg, jusqu’à l’une de ses pépites : le parc national Kruger.

Johannesburg, la « ville d’or »

Egoli, en langue zoulou, la « ville d’or », fut ma porte d’entrée de ce pays fascinant. A peine débarquée, je découvrais une circulation chaotique, des buildings au loin et un conducteur de taxi adorable qui me parla de notre défaite à l’Euro de foot (moins adorable). La ville paraît gigantesque, presque inaccessible (la fatigue du voyage et de l’escale à Djeddah a sûrement joué dans ce ressenti). Joburg, « the Wild City », est la capitale économique du pays et en est également la ville la plus peuplée. Malheureusement, en une journée seulement je n’ai pu voir que quelques trésors que la ville a à offrir. Je vous raconte.

vue gratte ciel johannesburg

Que voir à Johannesburg ? Le centre-ville

Ne connaissant pas l’Afrique, à peine arrivée et en tenant compte de la réputation sulfureuse de Johannesburg, j’ai choisi de passer par le même tour opérator que mon voyage pour découvrir la ville, avec un petit groupe de touristes. Même si cela facilita l’organisation, j’ai un peu regretté le manque d’explications et d’arrêts dans le centre-ville. Bon, il faut dire qu’à cause d’un léger cafouillage au début, je suis arrivée en cours de visite. Par conséquent, je ne peux donc que très peu vous parler du centre de la ville.

Mon tour a débuté par une montée au « Top of Africa », le dernier étage du Carlton Centre. Cette tour, d’une hauteur de 223 mètres, offre une vue panoramique à 360° depuis le 50ème étage. De quoi mieux saisir le gigantisme de la ville ! En plus, on remarque que le plan de la ville, orthogonal, rappelle celui des grandes villes américaines.

Que voir à Johannesburg ? Le musée de l’Apartheid

Je me suis ensuite rendue dans un incontournable de Johannesburg : le musée de l’Apartheid. Autant vous dire qu’après avoir lu beaucoup de livres sur l’Afrique du Sud et son histoire, j’en attendais beaucoup ! Ce musée retrace donc l’histoire de l’Afrique du Sud du XXème siècle avec un focus sur l’apartheid [1948-1994].

J’avoue que j’ai été un peu émue, dès l’entrée, devant la grande bannière en l’honneur de Mandela. Et puis l’ambiance change au moment où vous pénétrez dans le musée devant la double entrée. En effet, nous sommes censés choisir une entrée en fonction de notre couleur de peau… Le ton est donné ! Mais quoi de mieux pour saisir les humiliations quotidiennes vécues par les noirs que cette expérience ? Heureusement, la séparation ne dure pas. Vous revivez les grandes étapes de cette histoire sud-africaine, ponctuée de massacres, révoltes et espoirs.

Pour conclure, il ne faut pas donner de leçon aux autres, chacun voyage comme il le souhaite mais… Je pense qu’il faut vraiment s’arrêter dans ce musée quand on vient à Joburg 😉 J’ai énormément appris et cela a rendu encore plus intense ma découverte du quartier de Soweto.

Puis, vous avez le fameux stade Soccer City. Il s’agit du gigantesque stade construit pour la Coupe du monde 2010. Le timing parfait pour parler foot et faire « waka-waka » 😆

musée apartheid afrique du sud

Soweto : au cœur de l’histoire sud-africaine

Soweto – un nom que beaucoup ont déjà entendu mais dont la signification leur échappe. Ainsi, « South Western Township » est une banlieue de Joburg, la plus peuplée, la plus célèbre sans doute. En effet, lorsque sont appliquées les lois de l’Apartheid, en 1951, ce quartier fut destiné à recevoir des habitants noirs uniquement. Les zones « blanches » étaient réservées aux quartiers plus proches du centre de Joburg.

S’en est suivi un accroissement géographique fulgurant et, une chose en entraînant une autre, la construction de bidonvilles (townships) et des difficultés d’approvisionnement en eau potable, électricité… Le sort de Soweto bascule en 1976 pendant les fameuses émeutes qui firent 23 morts, dont 21 personnes noires. Les émeutes se sont ensuite propagées dans tout le pays. Soweto est ainsi devenu le symbole de la lutte anti-apartheid.

soweto panneau afrique du sud

Que faire à Soweto ?

Ma découverte de Soweto s’est divisée en deux temps :

  • Une immersion au cœur d’un bidonville,
  • La visite des lieux symboles.

Après avoir retrouvé notre guide, nous l’avons suivi au cœur de Soweto, chez lui. Honnêtement, j’étais mal à l’aise. Je débarquais dans un quartier, au plus près de leurs « maisons », avec un appareil photo. Par réflexe, nous voulions les ranger mais notre guide nous invita, au contraire, à immortaliser son quartier et ses conditions de vie. Ils vivaient entassés à 12 (il me semble) dans deux pièces petites, sombres, encombrées. Dans mon souvenir les murs étaient de la tôle. Malgré les sourires de cette famille qui ne semblait pas gênée par nos regards curieux et les photos de certains, je me sentais comme mal à l’aise du statut que cette visite me donnait. Mitigée, entre l’impression d’avoir eu la chance de vivre cette expérience de l’intérieur pendant une petite heure et ce que cela m’a renvoyé sur moi et mon statut de privilégiée depuis l’enfance.

Mon circuit à Soweto m’a ensuite emmenée à la Regina Mundi Catholic Church, un centre d’activisme anti-apartheid. Durant les émeutes de 1976, beaucoup de personnes s’y réfugièrent et la police ouvra le feu. Personne ne fut tué mais les blessés furent nombreux et surtout, l’église porte encore les stigmates de cet épisode, comme un symbole.

La seconde étape, forte en symbole, fut le mémorial Hector Pieterson, en hommage à la première victime des émeutes de Soweto, un garçon de 12 ans. A l’endroit où fut tué le garçon, se dresse donc un mémorial avec la fameuse photo de l’écolier portant le corps de l’enfant décédé avec la sœur de ce dernier derrière. L’endroit est assez poignant.

Par ailleurs, nous avons fait un arrêt devant la maison de Nelson Mandela mais il y avait trop de monde, j’ai préféré squeezer cette étape qui m’intéressait pourtant énormément.

Ainsi se termine ma journée à Johannesburg. Je n’ai nullement l’intention de prétendre en avoir fait le tour et la connaître. Je ne vous livre qu’une parcelle de ses trésors, n’hésitez pas à me dire ce que j’ai loupé 😉

train soweto afrique du sud

Le parc Kruger, au cœur de la nature

Il y a un point A, Joburg, et un point B, le parc Kruger. Entre les deux, il y a une succession de paysages plus magnifiques les uns que les autres. En effet, le panorama est assez incroyable. Dans notre camion, nous avons fait route vers les provinces du Mpumalanga et du Limpopo qui se partagent le nord-est de l’Afrique du sud. Cap vers le joyau de renommée mondiale du pays : le Kruger National Park.

Qu’est-ce que le parc Kruger ?

Nous logions au Nkambeni Camp, en plein cœur de la réserve. L’immersion est immédiate, de la conception des toilettes (photo à l’appui) à la localisation du restaurant, à côté d’un plan d’eau, tout est fait pour que nous soyons un maximum au contact des animaux.

Quelques chiffres sur le parc Kruger  : 19 485 km², long de 350 km et large de 60 km. Il y a 147 espèces de mammifères, plus de 500 oiseaux et de très nombreux autres animaux (reptiles, amphibiens, poissons).

Son nom vient de l’ancien président, Paul Kruger qui, en 1898, décida de fonder une réserve pour protéger cette fantastique faune africaine. Merci mon gars  😉

parc kruger arbre

Que faire au parc Kruger ?

La réponse est simple : des safaris ! Notre première expérience se déroula en fin d’après-midi et de nuit : impressionnant ! Ainsi, nous avons pu observer le magnifique coucher du soleil en buvant un petit verre d’un alcool typique. Nous étions des rois. Un peu moins lorsque tous ces yeux scintillaient dans la nuit sans que l’on puisse distinguer le gabarit de l’animal (impala ou lion ?).

Le lendemain nous reprenions avec un safari avant le lever du soleil. Je vous invite à bien vous couvrir, il fait extrêmement froid, surtout quand la jeep est à fond. Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons vu 4 des animaux qui composent le fameux Big Five :

  • L’éléphant, magnifique, majestueux, somptueux…
  • Le lion – nous avons pu en voir 7, dont une famille devant nous sur la route
  • Le buffle
  • Le rhinocéros noir

Il n’a manqué que le léopard mais, honnêtement, l’expérience n’aurait pas pu être plus sensationnelle. Nous avons arpenté avec notre jeep une bonne partie du parc et vu un nombre incroyable d’animaux. Ma petite préférence allant bien sûr à Pumba <3

J’ai pu faire plusieurs safaris mais celui-ci reste le plus complet de ce voyage en Afrique.

Au-delà de l’intérêt d’être au plus proche de l’animal et dans son environnement naturel, le parc est superbe. Le réseau routier est excellent et les points de rafraîchissement sont fréquents. Nous étions avec un guide mais certains se baladent seuls en louant un 4×4. Il est même possible de partir en expédition pour plusieurs jours.

Messina, la pause pour mieux repartir

Après les 4 jours passés au Mozambique que je détaillerai dans un prochain article, je suis repassée avec plaisir en Afrique du Sud. Cette fois-ci j’ai pu profiter d’une soirée dans la région du Transvaal célèbre pour ses sources chaudes. Après plusieurs jours de camping et de route, se relaxer dans les eaux chaudes est un pur bonheur. Et il me fallait de l’énergie car le lendemain nous passions l’une des pires frontières africaines : Afrique du Sud/Zimbabwe.

Affaire à suivre….

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